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articleComment se choisit-on ?

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«Dis-moi qui tu fréquentes et je te dirai qui tu es». On dirait que les rapports humains sont conditionnés par le mélange de critères personnels, familiaux, sociaux. ConnaÎtre des gens différents permet de retrouver un point de repère, un équilibre. Mais plus spécialement, comment choisissons-nous tel ou tel partenaire?

La rencontre

Dans les histoires d’amour et d’amitié forte, la stabilité et l’équilibre sont obtenus grâce à l’autre, qu’il/elle soit complémentaire ou quasi identique.
2 cas peuvent être observés :

  • Similitudeon retrouve en lui un trait de caractère, une attitude, un idéal que l’on retrouve également en toi. Ce comportement peut être qualifié de narcissique.
    C’est le cas d’époux appartenant au même ordre professionnel, d’amis vivant la même passion‚…
  • Complémentaritéon remarque une complémentarité : si tu choisis ton partenaire pour une qualité, un attribut qui te manque et comblera un vide en toi.
Nous croisons tous des grands avec des petits, des gros avec des maigres, des moches avec des beaux/belles‚…

Le rapprochement

Chaque individu est unique. Cette diversité ne peut empêcher les rapprochements qui sont en tout premier lieu sociaux et culturels.Amour 1907À cela s’ajoutent des affinités conscientes (valeurs, intérêts) et inconscientes (faits antérieurs familiaux ou autres, transfert).
On peut parler d’une forme de communication inconsciente qui participerait à la mise en place de la relation avec l’autre. L’esprit perçoit des indices (des petits gestes, des façons de tourner le tête, des façons de placer son corps dans l’espace, des façons de moduler la voix‚…), qui, confrontés à l’expérience personnelle, superposés à un jugement de valeur, peut amener à une affinité potentielle.
Très rapidement, une personne est jugée sympathique ou antipathique. On ne sait l’expliquer : c’est ainsi. Et pourtant, dans le second cas, tu trouveras chez l’autre une partie rejetée de ta personnalité, la similitude avec une ancienne relation détestée, ou la perception inconsciente d’un élément que tu ne peux exprimer, mais qui est là. Car l’autre, c’est l’alter ego : il porte en lui et te rappelle ce que tu es et ce que tu n’es pas !
C’est justement l’absence de ces petits gestes, de ces mimiques, de ces façons de se tenir, qui rend la naissance d’une relation par Internet (msn ou autre) si troublante.
Car nous y sommes si habitués que nous essayons de retrouver dans les messages des non-dits, des modulations. Comme si les messages communiquaient par une gestuelle aussi complète que quand tu as la personne en face de toi.
Et en fait, assez rapidement, les messages commencent à convoyer des significations bien au delà des mots. Et tu peux alors tomber amoureuse ou mettre un rateau à ton correspondant, comme si tu l’avais vu en vrai.

Le couple

Une vieille théorie.

Partant du principe que l’énergie psychique est bisexuée, le psychanalyste Jung avait développé dans les années 1930 la notion d’animus (notre part masculine) et d’anima (notre part féminine). Ces composantes psychiques opposées communiquent entre elles et peuvent s’affronter. Afin de vivre en harmonie avec soi, il faut négocier et obtenir un accord entre les deux parties.
Le couple symbolise la persona : c’est un mélange d’animus (l’un) et d’anima (l’autre), hétérogène ou homogène.
Lorsque l’homogénéité est obtenue, le couple a le maximum de chance de durer.

Notebien que cette théorie soit dépassée, les statistiques de durée des couples selon leur profil psychique montrent clairement le succès de ceux qui se ressemblent ou ont des profils complémentaires.

Or, l’évolution de la personnalité est telle que l’anima et l’animus s’expriment de façon différente et à des âges variables chez deux individus de sexe opposé. Le couple ne sera donc stable que si chacun peut admettre le développement de l’autre, voire les heurts occasionnels.

C’est particulièrement vrai à l’adolescence, d’abord parce que la personnalité évolue vite,et surtout les garçons et les filles du même âge n’ont pas du tout le même développement émotionnel et les mêmes espérances, et donc ne recherchent pas la même chose:

gste_catherineLes filles s’entraînent en général à créer une famille, qui doit être stable donc pendant une bonne douzaine d’années, le temps d’élever l’enfant.
Elles sont particulièrement sensibles, surtout si elles sont très jeunes à la beauté extérieure du garçon, son aspect robuste, sa popularité dans le groupe et son nombre d'alliés.
Ce n'est que vers la fin de l'adolescence qu'elles deviennent en majorité plus sensibles à ses qualités humaines, sociales et à sa place -actuelle ou promise- dans la société.
Les garçons sont quant à eux en période de vagabondage sexuel où ils cherchent à diffuser leurs gènes aux alentours pour maximiser la survie de leur lignée gcouple3(vieil atavisme datant de l'homme préhistorique où la survie des jeunes chasseurs était moins bonne que celle des plus âgés).
Ce n'est que plus tard, une fois installés, avec un travail assez fixe, une indépendance financière et vis-à-vis de leurs parents qu'ils commencent normalement à rêver de se caser.
 
Deux névroses complémentaires peuvent également être à l’origine d’une union. Ainsi, ça n’est pas rare de voir un couple sado-masochiste, ou un extraverti et un introverti, ou un homme reégressant facilement dans son enfance, avec une femme hyper-maternelle avec lui, ou une femme-enfant et un pédophile reconverti‚… couple-0c505Une sorte d’équilibre est atteint et peut durer, à moins qu’un des deux, grâce à une psychothérapie, ne soigne sa névrose, auquel cas en général le couple se séparera très vite!

Recommencer, encore et toujours

Il y en a certain(e)s qui ont vraiment comme un don pour reproduire les mêmes schémas, inexorablement.
Toujours tomber sans cesse sur le même type de partenaires, c’est les rechercher en réalité‚… Ce n’est que rarement volontaire, car c'est une tentative inconsciente d’aboutir dans la résolution d’un conflit ou d’un traumatisme non soigné, en le revivant : c’est un comportement névrotique.

Par exemple, la rencontre amoureuse peut être faussée par le désir inconscient de retrouver une image paternelle ou maternelle, telles ces filles qui ont le chic pour tomber amoureuses de dragueurs incorrigibles: l’autre n’est qu’un objet permettant d’assouvir un très ancien fantasme de séduction du père ou de la mère, comme dans l’Œdipe.

Ou essayer de réussir avec un certain type d’hommes là où ta mère a échoué avec ton père. C’est un comportement très courant à l’adolescence, parce que la rivalité avec la mère y est souvent aiguë. La confrontation de ce que tu vas vivre avec ce que tu espérais n’entraîne que désillusion au mieux, traumatisme au pire si tu tombes sur quelqu’un qui profite de cette situation en te retournant comme une peau de mouton.

On se sépare alors, on se dit des mots définitifs et taillés spécialement pour faire mal, puis une fois le deuil de l’amour de ma vie fait, on recommence avec quelqu’un d’autre, mais presque le même, ou vraiment le même genre. Une quête perpétuelle‚…
Ces filles sont enfermées dans une spirale dont elles ne trouvent pas la sortie.
Dans un autre genre, il existe aussi le cas d’hommes ou de femmes qui recherchent des amitiés dans un but de soumission ou de rivalité avec l’autre.

Le vécu, les joies, peines et compréhensions de l’enfance jouent donc un rôle crucial dans nos rapports avec autrui. Il faut s’y rapporter pour comprendre les mécanismes inconscients qui finissent par diriger nos choix et notre vie, et sont donc une entrave à notre liberté et notre libre-arbitre.

On peut aimer ou pas, or je connais des couples stables depuis des années et des années qui vivent comme ça. Ils ont transformé leur rivalité perpétuelle en une compétition-jeu avec beaucoup de complicité.

Il faut donc toujours analyser la vraie nature de la relation avec l’autre : "que m’apporte-t-il ?", "que suis-je pour lui?‚…"

C’est là l’intérêt d’en parler à des gens extérieurs, non seulement d’avoir l’avis du groupe, mais aussi d’individus. Comme sur ce site.

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